Malade

sans-titreUn front brûlant

Un regard larmoyant

Une main qui tremble

Je déteste voir mes enfants malades. C’est terrible. Mon cœur de maman se sert. Comme j’aimerai pouvoir prendre cette méchante fièvre pour moi. Comme j’aimerai la faire s’envoler par un bisou magique. Mais non, j’assiste impuissante à leur mal-être.

L’autre nuit, Alphonse a appelé à 2h30. Je vous avoue, quand je me lève à cette heure là, mon humeur est capricieuse. J’étais prête à dire sèchement à mon gredin de fils que je fais dodo – comme tout le monde – et qu’il devrait faire de même. Et puis, j’ai senti son corps qui irradiait une de ces chaleurs… J’ai rangé mes remarques et je me suis assise sur son lit. « ça va ? » Petit sourire faible, mais sourire quand même. Petite voix de souris pour me dire un petit « oui ». Ne t’inquiète pas maman, ça ira bientôt mieux. Alors oui, ça ira bientôt mieux, mais non ça ne va pas du tout. J’ai été cherché un verre d’eau. J’ai regardé cette petite main qui tremblait tellement que j’ai cru que le verre allait se renverser. J’ai dégainé le thermomètre. Il n’en voulait pas. J’ai discuté, expliqué. Et j’ai regardé ces chiffres qui n’en finissaient pas de monter. 40.3 °C. Oh, mon pauvre petit chat !! Le découvrir ? Il était déjà nu ! J’ai essayé de lui donner du doliprane. Il n’en voulait pas.

Petit aparté. Ne faites pas la même erreur que moi ! Ne forcez pas votre enfant à prendre du doliprane s’il n’en veut. Je l’ai dégouté ! Il avait 6 mois et 3 ans après il refuse encore systématiquement tout sirop !!!

Il nous reste des suppos (parce que bon, le doliprane c’est quand même un indispensable !). Il a grossi depuis la dernière utilisation et ce n’est plus le bon poids mais tant pis. ça sera mieux que rien. Il accepte de se recoucher. Il est particulièrement gentil.

D’habitude, après un réveil nocturne, j’arrive à me rendormir facilement. Cette fois là, non. Ce 40.3 °C tourne en boucle dans ma tête. Et si c’était grave ? Va-t-il bien dormir le restant de la nuit ? Comment sera-t-il demain ? Suffisamment en forme pour aller à la crèche ? Chez la nounou ?

Le lendemain matin, il se réveille plus tard que d’habitude. Oui, je sais, c’est normal. La fièvre fatigue. Mais j’ai eu tellement peur en ouvrant la porte de sa chambre pour le réveiller de trouver un petit Alphonse amorphe.

Et petit à petit, j’ai retrouvé mon petit garçon. Un peu trop bruyant, un peu trop remuant mais – surtout et c’est ce qui compte – plein de vie

Alors voilà, nos enfants sont malades. ça arrive. C’est même plutôt sain. Un peu de fièvre par ci par là fera d’eux des adultes robustes et en bonne santé. Ce n’était ni la 1ère fois et ça n’est pas la dernière. Mais qu’est-ce que je déteste ça !

 

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7 réflexions sur “Malade

  1. ça me rappelle la fois ou ma puce a eu 40° de fièvre une nuit : j’ai failli tomber dans les pommes quand j’ai vu le thermomètre… mon mari a dû me gérer en plus d’elle ( le top !) elle a fini la nuit dans mon lit, parce que je voulais la surveiller de près.. le lendemain, ça allait, par contre moi, j’avais un entretien d’embauche…. lol

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