Quand le destin s’en mêle

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Il n’y a pas si longtemps, je m’interrogeais sur un 3ème ou pas. J’avoue que je n’avais pas totalement joué cartes sur table : le 3ème je le voulais et dans mon macro-planning je le voulais pour l’automne 2017. Avec le recul, je trouve qu’avoir un bébé en septembre c’est le mieux :

  • ça te permet de reprendre le boulot tranquillement en janvier. Bien sûr, il y a moins de place en crèche ou nounou qu’en septembre, mais c’est mieux que les autres mois de l’année
  • les 1ères grandes vacances, c’est avec un bébé de presque 1 an. En théorie, il a un rythme, fait ses nuits, s’intéresse à ce et ceux qui l’entourent
  • un 3ème est censé être plus dégourdi qu’un premier. Et rentrer à l’école à 3 ans plutôt que 3 et demi bien tassés serait sûrement mieux pour lui. J’imagine qu’il aura besoin de stimuli plus vite que l’aîné en a besoin
  • ça permet d’économiser un an de nounou
  • ensuite, pendant toute sa scolarité, la rentrée lui permet de faire une fête d’anniversaire et de retrouver ses copains qu’il (elle) n’a pas vu pendant 2 mois
  • et puis, ça me permettait de prendre mon nouveau poste sereinement

Bref, comme tu vois, j’avais longuement réfléchi à la question. Et j’essayais doucement de convaincre mon mari de la justesse de mon raisonnement. Il n’était pas contre à 100%, mais 3 enfants lui faisait un peu peur (oui, il a raison, je sais !). Et, c’est vrai qu’Alphonse et Ernestine ne sont pas bien grands.

En revanche, ce que je ne savais pas, c’est que quand j’ai écrit cet article… et bien j’étais déjà enceinte ! Oui, bon, la contraception et moi, on n’est pas très copines. Mais là, je ne m’y attendais pas du tout. Je m’explique : c’est vrai, j’avais du retard. Et pas qu’un peu. Evidemment, j’avais flippé et fais un test. Négatif. Ouf ! (AH AH) J’avais un peu mal au ventre, c’est que mon cycle allait bientôt commencer… Alors j’attends. Une semaine après, toujours rien. D’habitude, j’ai des cycles très réguliers. Je refais donc un test. Toujours négatif. Complètement perdue, j’appelle ma sage-femme. Qui me prescrit une prise de sang. Je m’empresse de la faire. Négative. Bon. ça va forcément venir. 1 semaine (encore) plus tard, toujours rien. Je refais un test pipi. Toujours négagtif. Je sais que je ne suis pas enceinte mais je commence à m’inquiéter.  Et si la machine était cassée ? Ma sage-femme me prescrit une échographie pour chercher l’origine du problème. J’y vais un peu anxieuse bien sûr. Et là, le verdict tombe : « madame, c’est une grossesse toute récente. » Euh… quoi ?! ça voudrait dire que je suis tombée enceinte après la date théorique de mes règles, moi qui suis réglée comme une horloge depuis mes 13 ans ???

Et bien oui. Bim ! Le macro-planning à la poubelle, adieu mon bébé d’automne ! Le papa n’a pas besoin de prendre une décision si importante, le destin l’a prise pour nous. Evidemment, on s’est posé la question de savoir de ce qu’on allait faire. On a bien du se la poser… 3 secondes. ça n’aurait pas eu de sens d’avorter maintenant pour avoir un bébé dans 6 mois alors que tant de couples galèrent… et puis rien ne nous garantissait que dans 6 mois ça aurait marché !

Alors maintenant, c’est parti ! Et c’est décidé : sur 3 bébés, 2 sont des surprises. Il serait peut-être temps de prendre une décision radicale pour éviter d’autre(s) surprise(s). Voilà mon défi pour 2017 : trouver un médecin qui accepte de ligaturer les trompes d’une femme de 30 ans ! Si tu as des pistes, je suis preneuse !

Dur dur

ballon_de_foot_creve En ce moment, je n’ai de l’énergie pour rien. Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas sorti ma machine à coudre et mes aiguilles. Mon livre semble interminable.Les lessives s’accumule. Et je délaisse complètement l’univers du blog. J’ai bien conscience que je laisse mourir – lui qui est si jeune ! A quoi est-ce du ? A la combinaison de plein chose j’imagine.

Tout d’abord, le boulot. J’ai changé de poste récemment. Alors, forcément, il y a plein de nouvelles choses à apprendre, de nouveaux collègues à apprivoiser. Et, je sais que j’ai de la chance, de formations à suivre (dont 1 dans le grand nord… tellement loin de chez moi !) Je ne me plains pas, je suis ravie de ce changement. Mais fatiguée aussi.

Ensuite, il y a les enfants. Gros scoop : 2 enfants de 3 et demi et 20 mois, ça demande de l’énergie. Lorsque j’ai lu l’article de Louna sur le terrible two de Poupette, je me suis dit : « ah ! mais ça explique bien des choses » Sauf qu’Ernestine n’a jamais été une petite fille facile. Je rentre à la maison, tout va bien. Et pof ! Voilà que ma fille s’allonge sur le trottoir en hurlant. Juste que parce que je n’ai pas son doudou, ne veux pas lui donner sa tétine ou refuse de la porter. Et comme l’explique si bien Louna, dans ces phases là, espérer raisonner notre progéniture revient à espérer gagner au loto ! Bref, j’ai trop souvent une sirène dans ma poussette (genre pompier hein, pas la princesse Arielle !) (remarquez, l’avantage, c’est que les gens qui prennent racine sur le trottoir me laisse passer sans que j’ai besoin de demander) Je ne vais pas vous lister toutes les colères de mademoiselle, mais en ce moment elles sont régulières et imprévisibles… Et je me rends compte qu’Alphonse ne nous a jamais infligé ça ! Je te rassure, c’était autre chose, mais des colères ? Je n’en ai aucun souvenir. Il est très calme mon fils, et je commence à comprendre que pour ça, j’ai beaucoup de chance.

Ah, il y a aussi les dents d’Ernestine.Elle n’est pas pressée de les sortir, mais quand elle le fait, elle ne fait pas les choses à moitié : 1 incisive et 2 molaires à la fois. Y a pas à dire, le timing est parfait. Juste le terrible two, ça aurait été trop facile.

Enfin, il y a la grossesse. Ce n’est pas une maladie, c’est passager… Je le sais. Mais ce que je sais aussi, c’est que c’est usant ! Je n’ai beau être enceinte que d’un peu plus de 4 mois, j’ai déjà l’impression de ressembler à une baleine échouée. J’ai régulièrement le droit à des remarques sur la taille de mon ventre de parfaits inconnus, de la pharmacienne à mon voisin de bus, qui s’imaginent que je vais accoucher dans les semaines à venir. Et quand je réponds que non, que je ne suis qu’à la moitié de ma grossesse, yeux de merlan frit « mais pourtant votre ventre est énoooooooooorme » Ben oui, c’est le 3ème… Mais si ça n’était que ça, ça irait. Un peu d’agacement, ce n’est rien. Non, ce qui m’embête le plus, ce sont ces douleurs articulaires au niveau de la hanche qui me font déjà boiter depuis plus d’un mois, ce sont ces contractions qui se sont invitées beaucoup trop tôt, c’est cemal de tête de fatigue qui me retrouve régulièrement le soir. Et le fait que je ne puisse plus porter mes enfants comme je le voudrais.

Bref, je suis vidée. Et tellement admirative de tous ces jolis billets – que je lis tellement en retard que j’ai honte de commenter. Alors, à vous toutes, comment faites-vous ? Pour gérer tout à la fois et parvenir à publier des billets si bien écrits, si régulièrement et si intéressants ? Parce que j’avoue que là, je me sens un peu dépassée !