Chacun son rythme

imgp1773 Depuis ses 18 mois environ, j’entends qu’Alphonse est « en retard ». Pour le langage d’abord. Pour tout ce qui est développement motriciel ensuite. C’est vrai, je ne peux le nier, mon petit garçon prend son temps. Il a formé ses premières phrases à 3 ans passés, n’a été propre  qu’à plus de 3 ans et demi et réclame encore régulièrement de l’aide pour manger. Il y a encore tant de choses qu’il ne sait pas faire, contrairement à la majorité de ses petits camarades : sauter, s’habiller, mettre ses chaussures, se moucher… Je comprends que ça embête la maîtresse : il est encore loin d’être autonome et ça doit lui prendre du temps.

J’imagine que comme toutes les mamans qui seraient confrontés à ça – surtout quand c’est l’aîné – j’ai commencé par m’inquiéter. Et s’il était autiste ? Et si l’accident que j’ai eu enceinte de 8 mois avaient eu des conséquences sur le fœtus ? Et si… Et le médecin ne tirant aucune sonnette d’alarme autre que « enfant dont le développement est à surveiller », j’ai attendu.

Et franchement, je pense que j’ai bien fait. Je ne suis plus inquiète. Certes, mon Alphonse n’a pas un développement classique. Mais il progresse. Comme tous les enfants, chaque jour le voit évoluer un peu. Je suis convaincue qu’il n’a aucun problème de santé, de développement ou quoi que ce soit. Par contre, c’est vrai que s’il ne voit pas l’intérêt d’une acquisition, il va hausser et les épaules et faire autre chose. La parole ? La propreté ? Voyons, c’est superflu ! Vous me comprenez déjà très bien et j’ai une couche qui m’empêche de me salir. Alors, que demander de plus ?

Inversement, avec son papa, on est régulièrement impressionnés par ses capacités. Les chiffres ? A 3 ans, il savait les lire (ce sont d’ailleurs ses 1ers mots, après papa, maman et non et avant le oui !). Les couleurs ? Ils les a toutes apprises en 1 semaine ! Les lettres ? Il n’a pas 4 ans qu’il les connaît presque toutes et en écrit certaines au lieu de dessiner ! Et pourtant, je vous jure, nous ne sommes pas moteurs ! Nous répondons à ses questions et, voyant qu’il s’intéressait aux lettres, lui avons acheté un abécédaire.

Et après ? Chacun son rythme. Et tant que je vois mon petit garçon heureux, c’est tout ce qui compte. Mais voilà, une chose est sûre. Il est plus probable qu’Alphonse devienne mathématicien que footballeur 🙂

Le légume des paresseux : le potimarron

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Si tu connais déjà le potimarron, je ne pense pas t’apprendre grand chose. Mais si tu ne connais, il est grand temps de le découvrir : la saison bat son plein. Il a trois avantages considérables :

  • C’est très très bon ! Pas besoin d’une sauce pour accompagner, d’un assaisonnent précis… Le potimarron se suffit à lui même. C’est une courge qui a un petit goût de châtaigne. Au contraire, il faut rester simple sinon, on risque de perdre ce petit goût si particulier.
  • C’est un légume qui ne s’épluche surtout pas ! Ce petit goût en question est dans la peau. Si tu l’épluches, tu le perds.
  • C’est un légume qui conserve très bien. Tu ne sais pas trop ce que tu vas faire ? Tu hésites ? Hop, un (ou deux ou…) potimarron(s). De toute façon, ils se conservent à température ambiante plusieurs semaines. Du coup, j’en ai toujours d’avance « au cas où » avec sa grande copine la butternut (qui s’épluche cette vilaine !)

Alors oui, je te vois venir : mais comment on le mange ?!

En soupe (5 min de préparation, 15 min de cuisson)

Très facile : on lave le potimarron, on le coupe et l’épépine et zou, dans la cocotte. Une fois cuit, on enlève éventuellement l’excédent d’eau et on mixe.

Personnellement, je ne rajoute rien d’autre lors de la cuisson. Je fais de la soupe pour 3 jours, et je rajoute les épices et le sel au dernier moment pour varier un peu (muscade, curry ou cumin) suivant mon humeur. Tu peux également cuire avec un peu de lait voire même du lait de coco. ça modifie un peu le goût sans le dénaturer. Bref, j’adore faire ça le soir quand je n’ai pas beaucoup de temps (ce qui arrive régulièrement !)

Au four (20 min de préparation, 1h de cuisson)

C’est plutôt le week-end que je fais ça, mais tu vas voir, c’est très simple aussi. Le potimarron se marie très bien avec champignons et oignons. Tu les fais revenir avant à la poêle avec un peu de crème et tu remplaces les graines du potimarron par cette préparation. Et hop ! On enfourne. Mon mari aime beaucoup rajouter du jambon ou des lardons. Je suis sûre que plein de variantes sont possibles mais nous ne nous sommes pas encore lassés de celle là !

En gâteau

Si tu as le courage de râper ton potimarron, il va très bien en gâteau également. Chocolat potimarron est une association que j’apprécie. Et en plus, tu as (presque) bonne conscience en le mangeant ! Et les recettes sont légion sur internet.

Et même si je n’ai pas testé, je suis sûre qu’en tarte, en purée, en tajine… c’est délicieux !

Alors dis moi, tu le manges comment ton potimarron ?!

Laisser du temps au temps

unnamed Dans 4 petits mois, je devrais faire connaissance avec le petit haricot que je sens régulièrement dans mon ventre. Découvrir s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon. Comparer s’il (ou elle) ressemble à son frère – teint foncé, brun, yeux noir –  ou sa sœur – teint clair, rousse, yeux bleus. Et régulièrement, je me dis que j’ai hâte de faire cette rencontre. Alors, aussi souvent que nécessaire, je prends le temps de réfléchir 5 min.

Cette grossesse devrait être ma dernière

Alors, plutôt que d’envisager la fin de la maternité, je devrais savourer chaque instant. Surtout qu’en ce moment, j’ai de la chance. Mes contractions se sont tues. Mes douleurs ligamentaires sont en sourdines. Je dors bien. Mon mal de dos ne s’est pas encore réveillé. Bref, j’ai une grossesse sereine. Je porte fièrement mon gros bidon et n’hésite pas à l’utiliser pour demander une place dans le bus si j’en ressens le besoin. C’est une sérénité dont je ne me rappelle pas pour mes grossesses précédentes. Et sentir ces petits coups à l’intérieur de soi… je me laisse toujours autant surprendre et autant attendrir. C’est un peu mon jardin secret, et je le protège.

Un nouveau-né ? Hum, ça ne vend pas forcément du rêve

Quand on dit « bébé », on a tendance à penser aux photos des faire-part. Moi en tout cas, c’est ma 1ère pensée. Ah ah. Je suis déjà passé par là 2 fois, je le sais : un bébé ce n’est pas que du bonheur. Ce n’est pas la petite bouille toute mimi qui ne fait que dormir. C’est aussi des nuits pourries, des cacas atomiques, des régurgitations sur le canapé, des pleurs de décharge le soir. C’est surtout un laps de temps (assez court) où on met notre vie entre parenthèses. Alors, vraiment, ai-je hâte de revivre tout ça ?!

Il s’en passe des choses pendant 4 mois

Bien sûr, il y a les fêtes, les repas de familles, les moments entre amis… Mais surtout il y a Alphonse et Ernestine. En 4 mois, il s’en passe des choses ! Alphonse va avoir 4 ans en janvier, Ernestine 2 ans en février. Les évolutions, les progrès sont quotidiens. Je ne désespère pas qu’Alphonse sache s’habiller tout seul d’ici mars. Il parle maintenant comme un livre, à une mémoire de dingue et prend désormais son rôle de grand frère très au sérieux. Ernestine s’est transformée de bébé en petite fille – et ça continue ! Elle veut désormais tout faire toute seule, fait une fixation sur les chapeaux, essaye mes chaussures et répète tous les mots qu’elle entend. Au lieu de regarder ces 4 mois qui me séparent de la naissance comme un temps interminable, je ferai mieux de profiter du calme que j’ai pour passer le plus de temps avec mes 2 enfants déjà présents, plein de vie et qui ne demandent que ça.

Alors, tout aussi régulièrement, je me dis qu’il faut laisser du temps au temps. Que tout ce qui doit arriver arrivera bien assez vite et qu’en attendant, il me suffit de profiter de ce que j’ai déjà !