Lettre au père noël

papier2Petit papa Noël,

Je sais, je m’y prends un peu tard pour faire ma lettre… mais je me dis que ce n’est pas encore perdu. Je sais aussi, je demande trop de choses, comme les enfants qui voudraient avoir tout le catalogue de jouets sous le sapin. Mais même si je me doute que je n’aurai pas tout, je ne vois pas pourquoi je me priverai de demander. Après tout, c’est toujours bien d’essayer.

Comme tu le sais, j’ai de superbes enfants. 2 qui prennent beaucoup de place et 1 en fabrication. Je ne peux pas te mentir : ma vie tourne autour de mes têtes blondes et de ce ventre qui n’en finit pas de grossir. Alors, tout naturellement, ma lettre ne va tourner qu’autour d’eux. Mais c’est pas grave, si ?

  • Tout d’abord, je voudrais un Noël magique. C’est un des premiers Noël, pour ne pas dire LE premier, que mes enfants vont savourer. Alors je voudrais du rire, de la bonne humeur, de la générosité. Des petites attentions qui réchauffent le cœur et leur laissent (pourquoi pas ?) leur premier souvenir de Noël. Si j’osais, je te demanderai même quelques flocons de neige en sus.
  • Ensuite, je voudrais un hiver serein. Oui, je sais, il y a une armada de microbes dehors qui ne demandent qu’à rentrer chez moi. Mais des enfants malades, c’est toujours dur. J’ai facilement tendance à imaginer le pire. Alors si on pouvait s’arrêter au petit rhume inévitable, que ce serait bien !
  • Pour moi, je voudrais une fin de grossesse facile. Pouvoir profiter de mon congé pré-natal pour faire un peu de couture, de cuisine, de ménage, de rangement… Toutes ces petites choses qu’on ne prend jamais le temps de faire. Du temps, je sais que je vais en avoir, mais saurai-je le mettre à profit ?
  • Tant qu’on y est, je voudrais accoucher début mars. Tu sais, quand les aînés seront chez leur grand-parents et que je pourrais partir à 3h du matin sans m’en soucier.
  • Si possible, ça serait tellement bien si je pouvais avoir un accouchement facile, sans complications, sans faux travail, sans déclenchement, sans césarienne… Sans rien en fait, sauf la péridurale qui est ma grande copine à cette occasion.
  • Et le plus important, donne moi un petit bébé en bonne santé !!! De ceux que tu vois à la maternité lorsqu’ils sont nés à terme. Tout rose, chétif mais sans tubes ni alarmes. De ceux qu’on a envie de regarder encore et encore en se demandant comment nous, pauvres mortelles, avons pu mettre au monde un bébé aussi parfait.
  • En vrac, je pourrais aussi ajouter que j’aimerais beaucoup réussir l’allaitement. Que j’espère que les aînés accueilleront avec joie ce petit frère ou cette petite sœur. Que les débuts ne seront pas trop difficiles. Que je ne ferais pas de dépression post-partum…

Il y a bien sûr quantité d’autres choses qui me feraient plaisir. Mais celles-là sont mes préoccupations du moment, le reste n’est que futilité. C’est à la fois beaucoup mais pas insurmontable, si ?

Alors, petit papa Noël, je compte sur toi. Et je te souhaite bien du courage pour tout le travail qui t’attend d’ici quelques jours.

« Avant 3 ans, rien n’est jamais gagné »

oceane-doudou-t1-483C’est ce que m’avait dit ma mère, alors que je me plaignais d’une rechute du sommeil d’Alphonse. Il est vrai que le sommeil a été un problème récurrent pendant 2 ans et demi. Notre petit garçon et le sommeil ne faisaient pas bon ménage. Les siestes étaient inexistantes, il n’en fait d’ailleurs définitivement plus depuis 1 an et demi, il tombait rarement dans les bras de Morphée avant 23h voire minuit et sans s’être égosillé tout ce qu’il pouvait. J’en ai passé des soirées assise dans sa chambre à chanter des comptines, lui parler ou juste lire à la lumière d’une lampe de poche… C’était dur physiquement et moralement. A chaque accalmie, on espérait. Et si c’était la bonne ??? Et puis non, après quelques soirées, ça recommençait. Je ne parle pas des cauchemars, des terreurs nocturnes, de ces nuits blanches où la fièvre le faisait frissonner. Ou tout simplement de ces réveils à 2h du matin où ce petit chenapan avait décidé que non, décidemment, dormir c’était has been et qu’il voulait jouer. Bref, sur ce coup là, on n’a pas eu du chance.

Autant te dire que revivre tout ça avec Ernestine, c’était ma hantise. Et puis non, miracle ! Certes, elle a fait ses nuits beaucoup plus tard que son frère. A 6 mois, nous avions réussi l’exploit de la faire dormir jusqu’à 5h30. Youhou ! Je me souviens pendant les vacances de ces grandes promenades de 5h30 à 7h du matin, juste pour qu’elle  ne réveille pas toute la maison (solitude…) Mais au moins, quand elle dormait, elle dormait. Et petit à petit les réveils (toujours trop matinaux) se sont approchés des 7h, ce qui est quand même beaucoup plus raisonnable ! Elle n’a (presque) jamais fait d’histoire pour s’endormir, (presque) jamais appelé pour retrouver sa tétine. Les couchers ont toujours été simples – depuis qu’elle fait ses nuits bien sûr, on ne parle pas du poupon qu’elle a été ! – et aucun cauchemar à signaler, encore moins de terreur nocturne. Le rêve ! (Je te rassure quand même, elle se rattrape bien sur d’autres aspects comme l’alimentation ou la gestion de la frustration qui sont loin d’être une sinécure !)

Ca se passait bien, tellement bien, que j’avais oublié ce vieil adage. Naïve que je suis ! Il se trouve que depuis une semaine, son sommeil s’est carapaté – et le nôtre avec ! Voilà qu’elle hurle quand on la couche. Qu’elle réclame un biberon à minuit, qu’elle ne se rendort qu’à 2h du matin après maintes négociations (mais sans biberon !) pour se réveiller à 5h30… Alors, forcément, ça cogite. Que s’est-il passé ? Qu’avons-nous fait de mal / de travers ? Ou, au contraire, que n’avons pas fait que nous aurions du faire ? Et là… j’ai beau cherché et cherché encore, je ne vois RIEN. Pas de modifications de rythme, de comportement. Pas d’évolution majeure chez elle telle que la marche ou la propreté. Rien. Niet. Nada. Le problème vient-il d’elle ? Des dents (mais normalement, ce n’est pas plus de 48h !) ? Un pic de croissance ? Une gorge qui gratte ? Une angoisse diffuse et non identifiée ?

En attendant d’identifier la cause de ce fâcheux incident (ou qu’il passe de lui-même, de préférence vite !) on ne change rien à nos habitudes. On est le plus présents possible. Mais c’est bien un bien maigre réconfort. Alors, on essaye de positiver. Au moins, elle ne réveille pas son frère (mais comment est-ce possible ?!), au moins, elle nous a offert jusque là un confort de sommeil très appréciable – et apprécié ! Et rien n’est éternel, ça finira bien par passer.

Mais si tu as déjà vécu ça, je veux bien des conseils ! Et si, au contraire, tu as ce collègue qui se vante constamment de sa progéniture – merveilleuse, qui a fait ses nuits à 1 mois et mange tous les petits pots maison sans faire d’histoire – ronge ton frein. Peut-être que dans 1 mois, ce collègue en parlera beaucoup moins ! Parce que jusqu’à 3 ans, l’équilibre est bien trop précaire pour être considéré comme acquis.