J’ai peur

8164432813_f2c4dbee5e_hMa DPA se rapproche. Il n’y a plus que quelques semaines voire quelques jours avant mon accouchement. Et ça m’angoisse.

Lorsque la gynéco m’a appris cette grossesse lors d’une échographie de contrôle, je n’y croyais pas. C’était trop tôt. Mais je m’étais sentie heureuse malgré tout. Cette famille nombreuse, j’en avais toujours rêvé. Et puis, savoir qu’on a un petit truc de quelques millimètres dans le ventre, ce n’est pas très concret.

C’est un avantage de la grossesse. Ça se concrétise peu à peu. On a 8 mois pour s’y préparer. On voit son corps se transformer petit à petit. On a (en théorie) le temps de se poser les bonnes questions et de chercher des réponses.

Pour ma part, j’ai toujours fait partie de ceux qui pensent « advienne que pourra ». Ça ne m’empêche pas de m’organiser, de planifier… mais face à l’imprévu je suis la plupart du temps sereine : je sais que j’ai fait ce que j’ai pu (et, avouons le, il n’y a pas tant d’imprévus que ça !)

C’est dans cet état d’esprit que j’ai envisagé cette 3ème grossesse. Combien l’ont fait avant moi et s’en sorties ? Et si ces millions de femmes y sont arrivées, pourquoi n’y arriverai-je pas ? D’autant plus que je suis dans une situation enviable : un papa présent tous les soirs et les week-end, un petit Alphonse à l’école et une petite Ernestine chez la nounou.

Seulement voilà, même si ce n’est pas toujours facile, j’ai l’impression qu’en ce moment on s’en sort plutôt pas mal. Si ce n’était ce gros ventre qui m’entrave, on pourrait faire quantité d’activités avec nos enfants. Des week-end à la neige, des petites promenades à la campagne… Ils ne sont pas autonomes, ni l’un ni l’autre, mais chaque jour ils apprennent. Ils savent s’exprimer et n’hésitent pas à nous faire comprendre ce qui ne va pas. Bien sûr, à 4 ans et 2 ans, ce n’est pas de tout repos ! Mais on y arrive. Les crises d’opposition ? Je m’attendais à pire ! (en fait, ce n’est pas compliqué, quand elle se roule par terre je m’en vais et reviens 5 minutes plus tard pour lui proposer un câlin. Si elle n’en veut pas, je m’en vais encore…) La fatigue d’Alphonse dont je vous parlais la dernière fois ? Oui, c’est dur, mais ce n’est qu’une heure par jour. Bref, je sais comment notre famille à 4 fonctionne.

Et bientôt nous accueillerons notre 3ème mousquetaire… J’ai hâte. Hâte de faire sa connaissance. Hâte de savoir si c’est une fille ou un garçon. Si ce bébé sera brun comme son frère ou roux comme sa sœur ou encore autre chose. Hâte de voir s’il aura hérité du teint hâlé de son papa ou de mon teint clair. Mais tout ceci n’a aucune importance. Quelle que soit son apparence, je sais que je trouverai mon bébé trop beau. En revanche, j’ai aussi hâte de savoir si ce sera un bébé qui dort bien, qui tète bien, qui trouve rapidement un rythme. Et si, à l’échelle d’une vie, ces questions n’ont pas beaucoup d’importance (tout finit par s’arranger, non ?!) elles revêtent un caractère capital pour moi pour ces prochains mois.

J’appréhende de ne pas savoir gérer la jalousie des aînés. J’appréhende cette  modification de notre rythme que, mine de rien, on a mis un peu de temps à construire. J’appréhende la course du matin pour habiller les uns et nourrir les autres. J’appréhende ces deux heures que je fais seule tous les soirs. J’appréhende tant de choses !!!

Ce troisième bébé, à défaut d’être prévu, était voulu. Cette famille nombreuse, c’était notre souhait. Mais maintenant que ça devient réel, j’ai vraiment peur de me noyer. Mais je sais que ce n’est que l’affaire de quelques mois avant d’avoir une joyeuse tribu pleine de disputes, de rires et de jeux. Mon mantra pour les semaines qui viennent  sera donc, à chaque fois que nécessaire : ce n’est qu’un mauvais moment à passer

Fatigue

Girl Toddler Sleep Child Portrait Sweet Baby

Girl Toddler Sleep Child Portrait Sweet Baby

Je viens de découvrir quelque chose d’incroyable : je peux écrire un article depuis mon téléphone ! Alors certes, c’est beaucoup moins pratique mais je peux le faire allongée et ça, c’est magique ! Parce que franchement, je m’ennuie toute la journée sans rien faire (en plus, j’ai fini mon livre hier ! Si tu as des conseils de lecture…)

Bref, je m’égare. En ce moment, j’ai besoin de conseils. Je me sens un peu dépassée et ma patience est mise à rude épreuve. Comme tu le sais peut-être, nous avons eu très tôt des problèmes de sommeil avec Alphonse. Il faut se rendre à l’évidence : mon fils est un petit dormeur. J’imagine que pendant longtemps il a trouvé que c’était une perte de temps… À l’époque, on se battait pour qu’il fasse sa sieste d’abord puis qu’il s’endorme la nuit. Il s’endormait rarement avant 23h, le plus souvent aux alentours de minuit. On a donc supprimé la sieste alors qu’il avait moins de 3 ans. On pouvait faire ce qu’on voulait l’après-midi et il s’endormait à une heure décente le soir.

Tant qu’il était chez la nounou, ça allait bien. Surtout qu’elle ne faisait rien avec lui (avec le recul, cette nounou n’était vraiment pas top mais c’est facile à dire après coup !) et donc il ne se fatiguait pas beaucoup. Il a commencé à aller 2 jours par semaine à la crèche pour ses 3 ans (en janvier 2016 donc). Il était plus sollicité mais ne dormait toujours pas à l’heure de la sieste. Il faisait un temps calme pendant que ses copains dormaient. Mais 2 jours par semaine, ce n’est pas grand chose. Il récupérait le reste de la semaine et tout se passait bien.

Et en septembre il est rentré à l’école. Il a tout de suite commencé très fort : cantine et garderie. Soient des journées de 8h à 18h. Il était ravi. Et fatigué. Jusqu’à récemment ça allait à peu près. Mais c’est de pire en pire. Tous les soirs je récupère un petit garçon grincheux qui pleure pour un rien. Il se plaint de maux de tête, tombe au moindre trottoir… Il est épuisé ! Il a du mal à finir son repas le soir et ne demande qu’une chose : aller se coucher. Et il fait une super nuit de sommeil.

Je me rends compte de l’ironie de l’histoire. Il y a un peu plus d’un an, on aurait été ravis que notre garçon veuille dormir. Maintenant, on n’en peut plus de l’entendre chouiner pour rien. Tous les soirs deviennent pénibles. C’est assez impressionnant. Tout va bien et soudain Alphonse se métamorphose, plus rien ne va. Ça varie d’un jour à l’autre mais c’est souvent sur le coup des 19h. Oh bien sûr, on essaye de lui faire faire la sieste. Le week-end on lui impose un temps calme où il est obligé de rester allongé avec tétine et doudou. En semaine, presque tous ses copains font la sieste et lui reste allongé aussi en attendant d’avoir le droit de se lever. Mais ses petits yeux ne se ferment jamais. Il compte les minutes et attend le signal libérateur. Et plus l’année avance, plus la situation se dégrade. On lui explique et ré explique que le dodo de l’après-midi lui ferait du bien. Que c’est normal. En plus, il me voit faire la sieste tous les week-end (coucou la fatigue de grossesse !), je lui montre l’exemple. Mais rien n’y fait.

Je sais que cette situation est temporaire. En grandissant, le besoin de sieste va s’estomper et il sera le petit garçon souriant et plein d’entrain le matin comme le soir. Mais en attendant c’est difficile alors si tu as des conseils, des astuces, n’importe quoi, surtout n’hésite pas à partager ! Parce que si ce n’est pas facile pour nous, ça l’est encore moins pour lui !

Pause

pause-buttonCa y est, mon mal de dos m’a rattrapée. Je ne suis plus capable de m’assoir devant l’ordinateur plus de 3 minutes sans que ce dernier ne se manifeste. Il m’empêche de dormir. Et si, il y a quelques jours, j’étais en plein paradoxe à vouloir accoucher et appréhender de gérer 3 petits enfants en même temps, ce paradoxe a disparu. Je veux accoucher vite, même si je ne suis même pas à 8 mois de grossesse (mais très bientôt !)

J’ai (presque) fini de préparer mon sac de maternité. Quant au reste, on verra en temps voulu. C’est l’avantage du 3ème, on est beaucoup plus serein. Pour être franche, je n’ai toujours pas décidé où il dormirait au tout début ! Je pense qu’on prendra la décision pendant mon séjour à la maternité.

Bien sûr, j’ai régulièrement envie de me plaindre. Je m’ennuie à passer la majeure partie de la journée allongée. Et le soir, quand je m’occupe seule d’Alphonse et Ernestine pendant près de 2h, le temps me paraît s’écouler si lentement… Alors je pense à celles qui rêveraient d’être dans le même cas que moi mais qui n’y arrivent pas et je me dis qu’un petit mois à souffrir, ce n’est pas grand chose.

En attendant, je pense que je vais mettre mon blog en pause. J’aimerai te dire « je reviens dès que je n’ai plus mal » mais il est probable qu’à ce moment j’aurais d’autres choses à faire et pas beaucoup de temps pour moi 🙂

En tout cas, je continuerai à lire assidument tous ces blogs que j’ai découverts – et que je découvre encore. Et je reviens te donner des nouvelles dès que possible !

D’ici là, je vous souhaite à toutes de vivre de beaux moments, de sortir de la morosité de l’hiver et de construire plein de projets !