Et ça continue

Je trouvais mon dernier billet assez sombre alors je voulais en écrire un plus léger. Un dans lequel je vous aurais raconté ma chance d’être entourée et soutenue. Par mon mari d’abord, qui ne travaille plus depuis mars et sans lequel je ne pourrai y arriver, par mes beaux-parents aussi, toujours prêts à garder Ernestine, par ma mère enfin qui descend dès que nous avons besoin d’elle, posant ses congés (presque) sans compter. Et tout le reste de la famille, nos amis qui nous soutiennent autant qu’ils peuvent. Je vous aurais raconté ma chance d’habiter dans une grande ville, à 30 min de l’hôpital où Alphonse se fait suivre et où la prise en charge est excellente. Je vous aurais raconté Gustave, qui du haut de ses 2 mois et demi est un bébé vraiment cool. Je vous aurai raconté les progrès d’Alphonse, comment il recommence à marcher et sa fierté d’y arriver seul.Je vous aurais raconté tout ça pour conclure que ça pourrait être pire.

Sauf que…

Sauf que lundi dernier Alphonse a fait sa 1ère IRM de contrôle. Ça devait être une simple formalité puisqu’il est en pleine chimio.

Sauf que les médecins y ont vu un truc louche. Un truc qui ne devrait pas y être. Une récidive ? Autre chose ?

Sauf que les médecins ne savent pas ce que c’est. Et il faut savoir.

Sauf que le seul moyen de savoir, c’est d’aller chercher ce truc. Ça veut dire une nouvelle opération de neurochirurgie. Avec autant de risques que celle de l’exerèse.

Sauf que le mois de mars a été le pire de ma vie et je ne pensais pas devoir le revivre.

Sauf que si mon petit garçon fait déjà une récidive, le pronostic s’assombrit, et son petit cerveau devra être irradié.

Sauf que je vis dans la peur et dans l’attente. Et même si nous n’y croyons pas, nous espérons que ce truc c’est autre chose.