Et ça continue

Je trouvais mon dernier billet assez sombre alors je voulais en écrire un plus léger. Un dans lequel je vous aurais raconté ma chance d’être entourée et soutenue. Par mon mari d’abord, qui ne travaille plus depuis mars et sans lequel je ne pourrai y arriver, par mes beaux-parents aussi, toujours prêts à garder Ernestine, par ma mère enfin qui descend dès que nous avons besoin d’elle, posant ses congés (presque) sans compter. Et tout le reste de la famille, nos amis qui nous soutiennent autant qu’ils peuvent. Je vous aurais raconté ma chance d’habiter dans une grande ville, à 30 min de l’hôpital où Alphonse se fait suivre et où la prise en charge est excellente. Je vous aurais raconté Gustave, qui du haut de ses 2 mois et demi est un bébé vraiment cool. Je vous aurai raconté les progrès d’Alphonse, comment il recommence à marcher et sa fierté d’y arriver seul.Je vous aurais raconté tout ça pour conclure que ça pourrait être pire.

Sauf que…

Sauf que lundi dernier Alphonse a fait sa 1ère IRM de contrôle. Ça devait être une simple formalité puisqu’il est en pleine chimio.

Sauf que les médecins y ont vu un truc louche. Un truc qui ne devrait pas y être. Une récidive ? Autre chose ?

Sauf que les médecins ne savent pas ce que c’est. Et il faut savoir.

Sauf que le seul moyen de savoir, c’est d’aller chercher ce truc. Ça veut dire une nouvelle opération de neurochirurgie. Avec autant de risques que celle de l’exerèse.

Sauf que le mois de mars a été le pire de ma vie et je ne pensais pas devoir le revivre.

Sauf que si mon petit garçon fait déjà une récidive, le pronostic s’assombrit, et son petit cerveau devra être irradié.

Sauf que je vis dans la peur et dans l’attente. Et même si nous n’y croyons pas, nous espérons que ce truc c’est autre chose.

« Avant 3 ans, rien n’est jamais gagné »

oceane-doudou-t1-483C’est ce que m’avait dit ma mère, alors que je me plaignais d’une rechute du sommeil d’Alphonse. Il est vrai que le sommeil a été un problème récurrent pendant 2 ans et demi. Notre petit garçon et le sommeil ne faisaient pas bon ménage. Les siestes étaient inexistantes, il n’en fait d’ailleurs définitivement plus depuis 1 an et demi, il tombait rarement dans les bras de Morphée avant 23h voire minuit et sans s’être égosillé tout ce qu’il pouvait. J’en ai passé des soirées assise dans sa chambre à chanter des comptines, lui parler ou juste lire à la lumière d’une lampe de poche… C’était dur physiquement et moralement. A chaque accalmie, on espérait. Et si c’était la bonne ??? Et puis non, après quelques soirées, ça recommençait. Je ne parle pas des cauchemars, des terreurs nocturnes, de ces nuits blanches où la fièvre le faisait frissonner. Ou tout simplement de ces réveils à 2h du matin où ce petit chenapan avait décidé que non, décidemment, dormir c’était has been et qu’il voulait jouer. Bref, sur ce coup là, on n’a pas eu du chance.

Autant te dire que revivre tout ça avec Ernestine, c’était ma hantise. Et puis non, miracle ! Certes, elle a fait ses nuits beaucoup plus tard que son frère. A 6 mois, nous avions réussi l’exploit de la faire dormir jusqu’à 5h30. Youhou ! Je me souviens pendant les vacances de ces grandes promenades de 5h30 à 7h du matin, juste pour qu’elle  ne réveille pas toute la maison (solitude…) Mais au moins, quand elle dormait, elle dormait. Et petit à petit les réveils (toujours trop matinaux) se sont approchés des 7h, ce qui est quand même beaucoup plus raisonnable ! Elle n’a (presque) jamais fait d’histoire pour s’endormir, (presque) jamais appelé pour retrouver sa tétine. Les couchers ont toujours été simples – depuis qu’elle fait ses nuits bien sûr, on ne parle pas du poupon qu’elle a été ! – et aucun cauchemar à signaler, encore moins de terreur nocturne. Le rêve ! (Je te rassure quand même, elle se rattrape bien sur d’autres aspects comme l’alimentation ou la gestion de la frustration qui sont loin d’être une sinécure !)

Ca se passait bien, tellement bien, que j’avais oublié ce vieil adage. Naïve que je suis ! Il se trouve que depuis une semaine, son sommeil s’est carapaté – et le nôtre avec ! Voilà qu’elle hurle quand on la couche. Qu’elle réclame un biberon à minuit, qu’elle ne se rendort qu’à 2h du matin après maintes négociations (mais sans biberon !) pour se réveiller à 5h30… Alors, forcément, ça cogite. Que s’est-il passé ? Qu’avons-nous fait de mal / de travers ? Ou, au contraire, que n’avons pas fait que nous aurions du faire ? Et là… j’ai beau cherché et cherché encore, je ne vois RIEN. Pas de modifications de rythme, de comportement. Pas d’évolution majeure chez elle telle que la marche ou la propreté. Rien. Niet. Nada. Le problème vient-il d’elle ? Des dents (mais normalement, ce n’est pas plus de 48h !) ? Un pic de croissance ? Une gorge qui gratte ? Une angoisse diffuse et non identifiée ?

En attendant d’identifier la cause de ce fâcheux incident (ou qu’il passe de lui-même, de préférence vite !) on ne change rien à nos habitudes. On est le plus présents possible. Mais c’est bien un bien maigre réconfort. Alors, on essaye de positiver. Au moins, elle ne réveille pas son frère (mais comment est-ce possible ?!), au moins, elle nous a offert jusque là un confort de sommeil très appréciable – et apprécié ! Et rien n’est éternel, ça finira bien par passer.

Mais si tu as déjà vécu ça, je veux bien des conseils ! Et si, au contraire, tu as ce collègue qui se vante constamment de sa progéniture – merveilleuse, qui a fait ses nuits à 1 mois et mange tous les petits pots maison sans faire d’histoire – ronge ton frein. Peut-être que dans 1 mois, ce collègue en parlera beaucoup moins ! Parce que jusqu’à 3 ans, l’équilibre est bien trop précaire pour être considéré comme acquis.

Chacun son rythme

imgp1773 Depuis ses 18 mois environ, j’entends qu’Alphonse est « en retard ». Pour le langage d’abord. Pour tout ce qui est développement motriciel ensuite. C’est vrai, je ne peux le nier, mon petit garçon prend son temps. Il a formé ses premières phrases à 3 ans passés, n’a été propre  qu’à plus de 3 ans et demi et réclame encore régulièrement de l’aide pour manger. Il y a encore tant de choses qu’il ne sait pas faire, contrairement à la majorité de ses petits camarades : sauter, s’habiller, mettre ses chaussures, se moucher… Je comprends que ça embête la maîtresse : il est encore loin d’être autonome et ça doit lui prendre du temps.

J’imagine que comme toutes les mamans qui seraient confrontés à ça – surtout quand c’est l’aîné – j’ai commencé par m’inquiéter. Et s’il était autiste ? Et si l’accident que j’ai eu enceinte de 8 mois avaient eu des conséquences sur le fœtus ? Et si… Et le médecin ne tirant aucune sonnette d’alarme autre que « enfant dont le développement est à surveiller », j’ai attendu.

Et franchement, je pense que j’ai bien fait. Je ne suis plus inquiète. Certes, mon Alphonse n’a pas un développement classique. Mais il progresse. Comme tous les enfants, chaque jour le voit évoluer un peu. Je suis convaincue qu’il n’a aucun problème de santé, de développement ou quoi que ce soit. Par contre, c’est vrai que s’il ne voit pas l’intérêt d’une acquisition, il va hausser et les épaules et faire autre chose. La parole ? La propreté ? Voyons, c’est superflu ! Vous me comprenez déjà très bien et j’ai une couche qui m’empêche de me salir. Alors, que demander de plus ?

Inversement, avec son papa, on est régulièrement impressionnés par ses capacités. Les chiffres ? A 3 ans, il savait les lire (ce sont d’ailleurs ses 1ers mots, après papa, maman et non et avant le oui !). Les couleurs ? Ils les a toutes apprises en 1 semaine ! Les lettres ? Il n’a pas 4 ans qu’il les connaît presque toutes et en écrit certaines au lieu de dessiner ! Et pourtant, je vous jure, nous ne sommes pas moteurs ! Nous répondons à ses questions et, voyant qu’il s’intéressait aux lettres, lui avons acheté un abécédaire.

Et après ? Chacun son rythme. Et tant que je vois mon petit garçon heureux, c’est tout ce qui compte. Mais voilà, une chose est sûre. Il est plus probable qu’Alphonse devienne mathématicien que footballeur 🙂

La 1ère rentrée

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ça y est ! Alphonse est un grand. Il est entré à l’école il y a près de 15 jours. 15 jours ! Déjà ! Je t’avoue que j’appréhendais beaucoup cette étape… comme toutes les mamans amenant leur aîné(e) pour sa première rentrée j’imagine. Je craignais de nombreuses choses, à commencer par des accidents de propreté en passant par un manque d’autonomie sans oublier un rythme trop dur pour lui ou qu’il se fasse bousculer par les grands. Parce que oui, commencer à 8h30, manger à la cantine et faire la garderie jusqu’à 18h, ça fait beaucoup pour un petit garçon de 3 ans demi !

Alors, nous l’avons préparé bien en amont. On a visité son école en juin (il a fait pipi dans sa classe, oups !), il y a rencontré sa future maîtresse. On lui a expliqué qu’il grandissait et que nounou et crèche c’était fini. Et surtout, on lui disait que l’école c’était génial. Il allait y faire plein de choses et rencontrer plein de copains. Et on expliquait aussi à Ernestine que son grand frère ne serait plus du tout avec elle chez la nounou et que parce qu’il allait à l’école, elle devait changer de nounou (j’y reviendrais probablement un jour…)

La rentrée s’est très bien passée. Pas de pleurs, d’interrogations, de cris. Non, rien de tout cela. Un petit garçon content d’accrocher son sac à la patère sur laquelle il y avait déjà son prénom, content d’entrer dans la classe et de voir qu’il y avait plein de « copains » et surtout ravi de découvrir plein de nouveaux jeux. Je ne suis restée qu’à peine 5 min ! Lorsque je suis repartie, il avait déjà trouvé un livre, s’était assis sur un coussin et commençait sa lecture.

Les quatre premiers jours ont été spéciaux et un peu durs pour lui : 1h les jeudi et vendredi et 1h30 les lundi et mardi. L’école appelle ça l’adaptation. Moui, on parle de l’adaptation de la maîtresse là, parce qu’à fois Alphonse était frustré ne pas pouvoir resté plus longtemps et ne comprenait pas pourquoi les grands avaient le droit de jouer dehors et pas lui… Il n’avait qu’une hâte : y retourner !

Quand il a commencé les vraies journées, j’appréhendais encore plus. Passer de 1h30 à presque 10h, c’est un peu violent, non ? Et bien, a priori, pas pour lui ! Jusqu’à maintenant j’ai récupéré un petit garçon ravi qui me demande 1h après être rentré de l’école quand est-ce qu’il y retourne. Pourvu que ça dure !

Et pour mes appréhensions ? Pour la propreté, quelques tout petits loupés au début, mais on dirait que c’est réglé maintenant. Pour l’autonomie, pour la 1ère fois, il réclame à faire « tout seul ». Enfin ! A la maison, il se laisse porter en bon petit fainéant qu’il est. Quant au reste… il est encore un peu tôt pour se prononcer, mais ayant une tête de plus que l’ensemble de ces camarades, je me fais beaucoup moins de souci !

18 mois

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18 mois déjà ! Comme le temps file… je me souviens comme si c’était hier de tes coliques-toujours entre 1h et 2h30 du matin – de tes grands yeux étonnés qui ne se lassaient pas de regarder tes mains, de tes tout premiers sourires. Comme si c’était hier et pourtant, ta taille a (presque) doublé, ton poids (presque) triplé et tes progrès m’impressionnent très régulièrement.

 Comme je suis une éternelle râleuse, je vais commencer par ce qui ne va pas. Tu pleures, tu chouines, tu cries pour un rien. Depuis le début. Ou plus exactement, depuis que tu as compris que tu pouvais exprimer ta contrariété – c’est à dire très tôt ! Je me disais que ça  allait s’arranger en grandissant, et je me le dis toujours !, mais que l’attente est longue ! L’apprentissage de la frustration est un apprentissage comme un autre. Et il se trouve que pour toi, c’est un apprentissage difficile… On ne peut pas avoir de la chance à tous les coups.

Parce que, quand tu n’es pas contrariée tu es une petite fille intelligente, espiègle, chipie, drôle, attachante… Il n’y a pas de mot pour te décrire. Tu es toi et tu embrases régulièrement mon cœur de maman.

  • Déjà, et ce n’est pas rien, tu dors bien ! Quand on te dit que c’est l’heure d’aller au dodo, tu secoues ta petite main, dit « owa » et essaye d’escalader ton lit.
  • Ensuite, tu manges bien. Tu essayes de plus en plus de manger toute seule et tu te débrouilles assez bien. Et tu demandes de plus en plus à « goûter » ce qu’on mange. Même quand on t’explique que la 5ème cuillère ce n’est plus « goûter », c’est « manger »
  • Dans le bain, tu réclames du savon dans ta petite main et tu frottes ton ventre. Par contre, tu n’as pas encore compris que c’était bien de laver aussi le reste du corps.
  • Tu as marché à 16 mois et demi chez la nounou. Mais chez nous, c’était le 4 pattes. Quand tu croyais qu’on ne te voyait pas, tu te mettais debout… pour repartir à 4 pattes dès que tu t’apercevais qu’on te regardait. 3 semaines après, tu daignais marcher également chez nous, et depuis on ne t’arrête plus.
  • Tu parles ! Et tu connais tant de mots que je serai incapable de les lister. Alphonse a dit ses 1ers mots à 3 ans. On a beau savoir que c’est normal de commencer à parler vers 18 mois, je n’en reviens toujours pas ! Au moins, avec toi, je n’aurais pas l’inquiétude d’un éventuel autisme (aucun doute, j’aurais d’autres inquiétudes je le sais !)
  • Tu es fascinée par les chiens, les bébés et les hélicoptères. Lorsque tu fais une colère, il suffit de ça pour te distraire et te faire oublier pourquoi tu es contrariée.
  • L’époque où l’on pouvait t’habiller comme on voulait est déjà révolue. Le matin, c’est toi qui ouvre ton placard et choisis ce que tu veux mettre.
  • Tu adores jouer avec les voitures. Les livres c’est pas mal aussi. Quand on va à la bibliothèque, c’est toujours une fête.
  • Dire que tu as plein de cheveux serait exagéré. Mais ils commencent (enfin) à pousser et de petites boucles se forment. Il va bientôt falloir instaurer le rituel de brossage de cheveux.
  • Tu joues de plus en plus avec Alphonse. Il t’imite, tu l’imites et vous éclatez de rire. Vous jouez à coucou caché ou vous chantez des chansons ensemble. Voir la complicité se développer entre vous et quelque chose de merveilleux.

Bref, il n’y a plus de l’ombre d’un doute. Mon petit bébé est devenue une petite fille !

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Vacances !

Pardon. Je suis partie comme une voleuse. Loin des blogs, loin de ma routine… et surtout sans internet ! Bref, je suis revenue de vacances et j’ai découvert un peu ahurie que j’avais manqué tant de posts, j’en ai lu pas mal déjà mais pas eu le courage de commenter, que certaines d’entre vous continuez à poster , mais comment faites-vous ?! Et même si la blogosphère ralentit pendant le mois d’Août, elle avance tout de même à un rythme qui reste effréné.

Et mes vacances ? Et bien, une très très grosse surprise : j’en ai profité ! Je l’avoue, ces dernières années je n’aimais plus les vacances. Les vacances avec un tout petit bébé, non merci. Je préfère rester tranquillement travailler, prendre des pauses à la machine à café et bénéficier de la (relative) climatisation. Ces 3 dernières années, les vacances d’été étaient devenues ma hantise.

Les enfants sont partis 3 semaines dans le Sud-Ouest cette année. Nous étions avec eux la 1ère et la 3ème semaine. Oh, nous n’avons pas fait grand chose. Chaque jour était identique au précédent : balade le matin, sieste l’après-midi et plage après le goûter. Mais ce petit rythme tranquille a été bénéfique pour tous. Du repos, des câlins, des jeux… Un peu de chouineries aussi, n’oublions pas qu’Alphonse a 3 ans et demi et Ernestine 1 an et demi, mais dans un tel contexte c’est tellement plus facile d’être calme. Et c’est bien connu, quand on est calme, les chouineries s’arrêtent plus vite !

Et puis, il y a eu cette coupure d’une semaine où nous avons laissé les enfants avec leur grand-mère. Je m’attendais à trouver le temps long, la séparation difficile… Que nenni ! La séparation a été très bien vécue d’un côté comme de l’autre et a fait du bien a tout le monde. 1 semaine en Ecosse pour nous, toujours le même rythme pour eux. Un combo idéal. Et quand nous sommes revenus, la claque : du haut de ses 18 mois Ernestine n’est plus un bébé ! (mais j’y reviendrai plus longuement !)

Pour la 1ère fois depuis longtemps, je suis revenue le moral un peu en berne, déçue que ces vacances soient passées si vite. Mais aussi très optimiste pour toutes celles à venir !

Sur ce, je vous laisse avec ces quelques photos et souhaite à toutes celles qui ont eu la même chance que moi une jolie reprise tout en douceur.

 

Malade

sans-titreUn front brûlant

Un regard larmoyant

Une main qui tremble

Je déteste voir mes enfants malades. C’est terrible. Mon cœur de maman se sert. Comme j’aimerai pouvoir prendre cette méchante fièvre pour moi. Comme j’aimerai la faire s’envoler par un bisou magique. Mais non, j’assiste impuissante à leur mal-être.

L’autre nuit, Alphonse a appelé à 2h30. Je vous avoue, quand je me lève à cette heure là, mon humeur est capricieuse. J’étais prête à dire sèchement à mon gredin de fils que je fais dodo – comme tout le monde – et qu’il devrait faire de même. Et puis, j’ai senti son corps qui irradiait une de ces chaleurs… J’ai rangé mes remarques et je me suis assise sur son lit. « ça va ? » Petit sourire faible, mais sourire quand même. Petite voix de souris pour me dire un petit « oui ». Ne t’inquiète pas maman, ça ira bientôt mieux. Alors oui, ça ira bientôt mieux, mais non ça ne va pas du tout. J’ai été cherché un verre d’eau. J’ai regardé cette petite main qui tremblait tellement que j’ai cru que le verre allait se renverser. J’ai dégainé le thermomètre. Il n’en voulait pas. J’ai discuté, expliqué. Et j’ai regardé ces chiffres qui n’en finissaient pas de monter. 40.3 °C. Oh, mon pauvre petit chat !! Le découvrir ? Il était déjà nu ! J’ai essayé de lui donner du doliprane. Il n’en voulait pas.

Petit aparté. Ne faites pas la même erreur que moi ! Ne forcez pas votre enfant à prendre du doliprane s’il n’en veut. Je l’ai dégouté ! Il avait 6 mois et 3 ans après il refuse encore systématiquement tout sirop !!!

Il nous reste des suppos (parce que bon, le doliprane c’est quand même un indispensable !). Il a grossi depuis la dernière utilisation et ce n’est plus le bon poids mais tant pis. ça sera mieux que rien. Il accepte de se recoucher. Il est particulièrement gentil.

D’habitude, après un réveil nocturne, j’arrive à me rendormir facilement. Cette fois là, non. Ce 40.3 °C tourne en boucle dans ma tête. Et si c’était grave ? Va-t-il bien dormir le restant de la nuit ? Comment sera-t-il demain ? Suffisamment en forme pour aller à la crèche ? Chez la nounou ?

Le lendemain matin, il se réveille plus tard que d’habitude. Oui, je sais, c’est normal. La fièvre fatigue. Mais j’ai eu tellement peur en ouvrant la porte de sa chambre pour le réveiller de trouver un petit Alphonse amorphe.

Et petit à petit, j’ai retrouvé mon petit garçon. Un peu trop bruyant, un peu trop remuant mais – surtout et c’est ce qui compte – plein de vie

Alors voilà, nos enfants sont malades. ça arrive. C’est même plutôt sain. Un peu de fièvre par ci par là fera d’eux des adultes robustes et en bonne santé. Ce n’était ni la 1ère fois et ça n’est pas la dernière. Mais qu’est-ce que je déteste ça !

 

Serait-il propre ?

imageA bientôt 3 ans et demi, Alphonse n’est toujours pas propre. Et je t’avoue que je désespérais un peu. Le sera-t-il avant septembre ? Il ne manifeste toujours pas le moindre intérêt pour les toilettes… Et ce week-end, il s’est passé un truc de dingue : on a supprimé les couches ! Alors, petit retour sur notre expérience et notre cheminement.

A 18 mois

Alphonse va avoir une petite sœur pour ses 2 ans (ou un petit frère, on ne sait pas encore). Tout le monde trouve ça chouette sauf lui. Lui, il s’en fout. Ou, plus exactement, il ne comprend pas vraiment ce qu’il se passe. Mon ventre qui grossit ne l’intéresse pas. L’évocation d’un bébé le laisse de marbre. En prévision, j’achète un pot. Après tout, certains enfants sont propres à cet âge. D’autant plus qu’il marchait depuis plusieurs mois et n’avait pas de problème pour descendre les escaliers. Il s’y assoit sans rechigner. On lui donne des livres pour l’inciter à rester (1ère erreur !). Efficacité nulle. L’été touche à sa fin, d’autres évènements viennent nous perturber. On remise le pot. On le ressortira plus tard…

A 2 ans et quelques

Ernestine est là. Elle prend beaucoup de place et, surtout, elle a des couches. Mais Alphonse souffre toujours de constipation. Il a les fesses à vif. Il hurle et se débat à chaque change. On en mal au cœur. Parmi tout les conseils que nous recevons, il y a : laissez-lui les fesses à l’air pour favoriser la cicatrisation. Il fait encore un peu frisquet mais on tente. De toute façon, ça ne peut pas empirer. Et tant qu’à faire, on ressort le pot (2ème erreur) Mais il a mal. Beaucoup. Il associe le caca à la douleur. Et c’est un refus catégorique que nous essuyons. Qui a laissé des traces, même encore maintenant.

A 2 ans et demi

L’été revient. J’allaite toujours Ernestine. Même si ça va mieux, Alphonse a du mal à trouver sa place de grand frère ET de petit garçon. Il refuse toujours le pot avec véhémence : quand je le sors, il le prend, le range, et va chercher une couche pour me la donner. Il ne parle pas, mais le message est clair. J’achète un réducteur de toilettes et un marche-pied. Peut-être que ça sera plus facile ? Non, le refus est le même.

A 3 ans

Il fait 17 kg (oui, c’est un géant !). Le changer devient de plus en plus pénible. Sans compter que niveau taille, ça commence à coincer sur la table à langer. C’est fini ! On prend des couches culottes, et on le change debout. La table à langer, c’est pour les bébés. On essaye de lui retirer la couche en lui disant de nous dire quand il veut faire pipi (3ème erreur) C’est une catastrophe. On remet la couche illico.

Récemment (3 ans et 4 mois)

On s’arrête sur une aire d’autoroute. Et là, un tout petit toilette. On propose à Alphonse de faire un petit pipi. Une chose incroyable se produit : il s’exécute ! On comprend qu’il peut faire pipi à la demande. Depuis, tous les matins et tous les soirs, passage sur les toilettes. On lui répète que, dans la journée, il faut qu’il demande. Que la couche ne doit pas se mouiller (4ème erreur) Autant ne rien dire, on économiserait de la salive !

3 ans et 5 mois

Cette fois, c’est le grand saut. Je lui explique tout au long de la semaine qu’à partir du week-end prochain, les couches c’est fini. Qu’il est grand maintenant. Je lui achète de jolis petits slips (tout plein). J’aurai aimé qu’il choisisse avec moi, mais on a fait comme on a pu. Et arrivé samedi matin, après le pipi habituel, hop, un slip. Alphonse est très fier. Beaucoup moins après la 1ère fuite. Il demande la couche. C’est bon signe. Ca veut dire qu’il comprend que le slip a ses contraintes. On refuse, et on lui dit qu’on sait que c’est difficile. Qu’on est là pour l’aider. On dessine ensemble son baromètre. Tous les soirs on le complètera en fonction du nombre d’accidents.

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On passe le week-end les yeux rivés sur la montre. Toutes les heures et 15 minutes après les repas, on l’emmène aux toilettes. Des accidents ? Bien sûr, il y en a ! Mais à la fin du week-end, il demandait à faire pipi. Maintenant, je croise les doigts pour que crèche et nounou jouent le jeu ! Et que d’ici 2 semaines, la propreté soit acquise. Enfin… celle du jour ! Parce qu’après le bain, on remet la couche. Nous avons de la chance, il fait caca à heure fixe et c’est  le soir. Mais une bataille après l’autre. On va déjà essayer de gagner celle du pipi et du jour !